En 1735, Voltaire suit la mode qui est à la physique et à la géométrie. Enfin, c’est surtout pour plaire à sa divine Emilie.
Mais il est studieux et travailleur, ainsi il réalise un livre à quatre mains avec la charmante physicienne : « Les Éléments de la philosophie de Newton, mis à la portée de tout le monde ».
Il réitère peu de temps après, en s’inscrivant à un concours de l’Académie des sciences, envoyant une dissertation sur la nature du feu, remarquée pour son ordre et sa clarté.
Connaissant ses limites, le poète a privilégié les observations et les calculs.
« Vous trouvez que je m’explique assez clairement, écrivait-il a M. Pitot de l’Académie des sciences je suis comme les petits ruisseaux, ils sont transparents parce qu’ils sont peu profonds. J’ai taché de présenter les idées de la manière dont elles sont entrées dans ma tête. Je me donne bien de la peine pour en épargner à nos Français. »
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Illustration : Le Ruisseau traversant le bois (Bartsch). Van Everdingen, Allart , Aquafortiste. Entre 1645 et 1675. 17e siècle. Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris