Je conseille l’exposition sur Séraphine Louis, actuellement et jusqu’au 12 avril 2027 au centre Pompidou Metz, car c’est en se trouvant véritablement devant les toiles de cette artiste longtemps méprisée et dénigrée, que l’on comprend la puissance de son œuvre
On est saisit par la luminescence se dégageant de ses tableaux comme « éclairés » de l’intérieur.
Mais comment est-ce possible ?
Et bien, Séraphine Louis, dite de Senlis, est une véritable artiste, une chercheuse. Elle crée ses propres couleurs et travaille sans relâche pour obtenir ses contrastes saisissants. Sa palette est impressionnante. Certains de ses tableaux semblent même phosphorescents !
Sa touche libre, solaire, tout autant puissante, n’est pas sans rappeler parfois celle de Vincent van Gogh,
Eh oui, les œuvres de Séraphine, sont réjouissantes, jubilatoires, mystiques, autant de fruits, de fleurs, qui sont une ôde au Dieu Nature.
L’artiste cherche l’éblouissement !
Mais ne croyez pas que ses œuvres son juste des œuvres d’art brut, art dans lequel on eut vite fait de la cataloguer. Séraphine est une vraie artiste, car pour obtenir ce résultat, il faut un véritable talent, repéré bien vite par Wilhelm Uhde, collectionneur et marchand d’art allemand. Ses œuvres sont le résultat d’une véritable recherche picturale, et seraient même, selon moi, précurseuses…
Très éprouvée par la guerre de 14-18, et la crise de 1929 qui ruine son protecteur, Séraphine sombre dans la folie et est internée dans un asile où elle meurt de faim en 1942.
Article et protographies © Pascale Fourtier-Debert








