Jamais sans ma perruque !

Stanislas avait observé que pour poudrer cheveux et perruques, on gaspillait 100 000 livres de froment par jour avec lesquelles on aurait pu nourrir 125 000 indigents !!! Il souhaitait que l’on trouva un produit de remplacement ! (Héré proposa de la feuille de marron d’inde mais on ne sait pas ce qu’il advint de son entreprise)
Et oui, au XVIIIe siècle la mode est aux cheveux poudrés et dans les classes aisées nul n’échappe à cette fureur. La poudre s’applique pour les hommes, les femmes, les militaires, …

Après avoir imprégné leurs cheveux ou perruques de pommage faite de graisse de porc, ils les poudrent en deux temps, au début, après la pommade et puis tout à la fin de la coiffure. Ils peuvent ainsi se répandre une livre entière de poudre à l’occasion d’une seule soirée, et même se faire des retouches au besoin, au cours de la journée, avec un poudrier portable appelé « œil de poudre » ! (on comprend mieux la révolution lorsqu’on pense à la famine qui sévissait, lire l’article très intéressant sur le « volcan de la Révolution »)

 

Article © DR Pascale Fourtier Debert
http://www.lepoint.fr/culture/les-mysteres-de-l-histoire-le-volcan-de-la-revolution-09-07-2013-1702139_3.php

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