Frédéric, sors de ce corps !

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Karl Lagerfeld, cheveux poudrés et catogan, semble s’être échappé de son tableau de Menzel, cadeau d’anniversaire de ses dix ans, dont il ne se sépare jamais et dont il est tombé littéralement amoureux.
On reconnait dans ce tableau, parmi les invités d’un fastueux souper XVIIIe, le roi Frederic II de Prusse et son ami Voltaire.
Karl, envouté par son tableau et par le siècle des Lumières, ne jure que par le style Louis XV, s’achète deux châteaux et un hôtel particulier XVIIIe (quai Voltaire), qu’il remplit de meubles de cette époque, disant « le XVIIIe siècle français, fait d’exubérance, de jeunesse, de mesure et d’harmonie, représente la vie telle qu’elle mérite d’être vécue ».
Sa fabuleuse collection accumulée pendant plus de 20 ans est dispersée et vendue par Christies, à sa demande, en mars 2000, le couturier boudant finalement les rois de France pour le style zen baroque, …
© Adolph von Menzel, La table ronde 1850, Frédéric II au centre ainsi que Voltaire plus à gauche, parmi d’autres invités du roi.
article© PFDebert

One Reply to “Frédéric, sors de ce corps !”

  1. Eh oui ! Karl ! une jeunesse envoutante et exubérante !
    Livre de la vie …. On voudrait revenir à la page où l’on aime…Mais la page où l’on meurt est déjà sous nos doigts !

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