Terrible chasse aux loups dans la forêt de Marimont

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En 1792, Marie-Lucie Falconet (fille unique de la sculptrice Marie-Anne Collot-Falconet) et son époux Antoine Jankovitz (commandant de la garde nationale à Lunéville et descendant d’aristocrates hongrois au service du roi Stanislas) s’installent dans le domaine de Marimont (Lorraine).

Ils ont un fils unique, Anselme, qu’ils chérissent plus que tout au monde. A 24 ans seulement, cet enfant surdoué est docteur en droit et lieutenant de louveterie, il est donc promu à un bel avenir.
Mais tout bascule pour la petite famille le 9 janvier 1830, le jour où Anselme revient d’une chasse aux loups le genoux en sang, fracassé par une balle qu’il a tiré lui même accidentellement, le coup étant parti inopinément au moment où il remontait à cheval. Il meurt le 22 janvier dans d’atroces souffrances, laissant ses parents désemparés.
En 1832, Marie-Lucie et Antoine Jankovitz tentent de surmonter leur chagrin et partent en Hongrie à la recherche d’un héritier qui porterait leur nom. Ils adoptent un jeune garçon, Vincent-Ferdinand-Joseph Jankovitz, qui n’a que 12 ans.
Ils font construire à Marimont une chapelle dans laquelle ils transférent les reste de leurs chers disparus, Anselme et Marie-Anne Collot (1821), puis peu à peu ils délaissent leur domaine pour ne plus y revenir.
Une plaque commémorative rédigée en latin, dont la traduction met en évidence la phrase suivante : « … à cet excellent jeune homme, son père en larmes érigea ce monument la 11ème année après sa mort ». Il s’agit bien sûr de la mort d’Anselme et l’édification de la chapelle se situe donc dès 1841.
Voici un autre épitaphe que l’on peut lire sur une pierre tombale laissée au cimetière de Bourdonnay :

« Ici a été déposé le corps du chevalier Anselme-Stanislas-Maurice-Firmin-Léon de Jankovitz de Jeszenicze d’origine hongroise. Docteur en droit. Lieutenant de louveterie. Fils unique enlevé à ses infortunés parents le baron de Jankovitz député de la Meurthe et dame Marie-Lucie Falconet, par une affreuse catastrophe de chasse aux loups du 9 janvier.
Né à Nancy le 23 février 1806, mort dans sa terre de Marimont le 22 janvier 1830 »

Marimont est à quelques kilomètre du parc animalier de Sainte-Croix
(un immeuble de la famille Jankovicz se situe au 36 dans l’actuelle rue Gambetta, à Lunéville, ils possédaient aussi une maison rue de la Source à Nancy. La chapelle est toujours visible et vient d’être restaurée)
Source : http://www.chapelle-marimont-bourdonnay.org/
Article ©PFDebert

anselme

 

2 Replies to “Terrible chasse aux loups dans la forêt de Marimont”

  1. Bonjour, il ne s’agit pas de la forêt de Marimont-Lès-Bénestroff mais, sans doute d’une forêt proche du domaine de Marimont (Mariemont), domaine aujourd’hui sur le ban de Bourdonnay. La famille Jankovitz et la fille de la sculptrice Collot (de Bourdonnay) y habitaient. Marimont-Lès-Bénestroff est une commune située à 3 km de Bénestroff, ces deux communes faisaient partie jusqu’il y a peu du canton d’Albestroff.

    1. Bonjour et merci à vous, c’est toujours appréciable d’enrichir et de préciser certains points !
      bien à vous

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