Philosophe, mathématicienne et fan de Newton, Elisabeth Ferrand déchire elle aussi les codes de son époque !

Née en 1700 et issue d’une noblesse champenoises, Elisabeth Ferrand est, à l’instar d’Emilie du Châtelet, une figure incontournable des « Lumières ».
Elle vit avec une femme, héberge les personnes en fuite, et surtout réunit dans son salon de nombreux philosophes et savants, comme Helvétius, de Condillac (qu’elle guide dans son écriture du Traité des sensations (1754)), l’académicien des sciences de Réaumur, le mathématicien Cramer et aussi Clairault, Bernoulli, Maupertuis, d’Alembert, …
Le souvenir d’ Elisabeth Ferrand, esprit éclairé des Lumières, résiste jusqu’en 1921, grâce à ce tableau de Quentin de la Tour dans lequel le peintre l’a représentée « méditant sur Newton » en 1753.
Ensuite la France se dépêche de l’oublier complètement comme tous ses femmes qui ont participé à l’immense œuvre de l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert, lesquelles en se servant de leur statut élevé, organisaient de véritables débats autour des idées nouvelles…
©PFDebert
Source Nicole Fourtier-Mikhnovitch

Article de L’illustration 1921

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