Une Lorraine « free massone » et aussi très bonne amie de madame de Graffigny

Avec des parents enthousiasmés par les « Lumières », Élisabeth Charlotte Léopoldine de Royer, dite aussi madame de Grandville, ou encore Frosine (surnom donné par sa bonne amie madame de Graffigny) joue un rôle essentiel dans le développement de la franc-maçonnerie.
Elle est une des premières femmes franc-maçonnes du duché de Lorraine, alors qu’il n’est pas encore rattaché au royaume de France.
Elle et son mari, le comte Étienne Julien Loquet de Grandville, chambellan de Stanislas et franc-maçon à la loge de Lunéville (1), vivent à Lunéville ou dans leur château de Marainville (2).
« Bien que non maçonne au départ, madame de Grandville est considérée comme « telle » par les maçons parisiens qui la nomment  » notre chère free massone ». Leur gendre est aussi un franc-maçon avéré, membre de la loge maçonnique de Mirecourt(3).
Les femmes ont toujours joué un rôle dans la franc-maçonnerie de Mirecourt.
La loge locale dite Saint-Jean du parfait désintéressement du Grand Orient de France se bat pour qu’elles soient enfin admises au sein d’une obédience jusqu’alors uniquement masculine.
Madame de Grandville est l’une des premières, une fois la décision actée, à initier plusieurs femmes.
Ses membres s’inscrivent donc dans une ligne qui remonte aux origines de la maçonnerie française au XVIIIe siècle, puisque madame de Grandville est une des premières femmes franc-maçonnes du duché de Lorraine et elle est liée par son gendre à la loge de Mirecourt. » (Sources : Patrick PEROTTO )
Madame de Grandville, est l’une des personnes qui accueille madame de Graffigny lorsque cette dernière, accablée de dettes, est contrainte de quitter son logis de Lunéville.

1- M. de Grandville descendant d’une famille de corsaires de Saint-Malo et propriétaire de l’hôtel particulier d’Héré, place d’Alliance à Nancy.
3- Marainville-sur-le-Madon, (lieu de naissance du père de Chopin), va devenir l’un des berceaux de la maçonnerie régionale. « Au XVIIIe siècle, naît à Marainville un foyer intense d’activité maçonnique, doublée d’un lieu de foisonnement intellectuel », source Jack Chollet
3- Les maçons de Mirecourt
Mirecourt n’est pas pour seule spécificité d’être la cité des luthiers. Elle est aussi une ville dotée d’une des plus anciennes loges maçonniques de Lorraine.
Sources : Patrick PEROTTO Vosges matin.
et Correspondance de madame de Graffigny.
Illustration de l’une des premières loges maçonniques mixtes « l’ordre des Mops »

L’une des premières loges mixtes : la Loge des Mopses
pour laquelle le mot de passe était l’aboiement d’un chien…
(mops = carlin en allemand)

2 Replies to “Une Lorraine « free massone » et aussi très bonne amie de madame de Graffigny”

  1. Chère Pascale
    il fallait absolument qu’un jour je vous le dise…….je vous lis toujours avec énormément de plaisir….grâce à vous je retrouve ma chère Lorraine qui me manque tant……merci de tout coeur !

    aujourd’hui, je me permets d’apporter ma toute petite pierre à l’édifice… »Vosges Matin » a fait une petite erreur, ce n’est pas Chopin qui est né à Marainville, mais son père Nicolas Chopin, né le 15 avril 1771 et qui est mort le 3 mai 1844 à Varsovie, il avait émigré en Pologne en 1787……quant à Frédéric ( Fryderyk Franciszek) ,…….il est né en 1810 à Varsovie….(la fratrie comptait quatre enfants : Ludwika en 1807…..puis Frédéric puis Izabela, née en 1811, et Emilia, née en 1813,…….

    toutes mes amitiés continuez à nous enchanter !

    1. Bonjour Claudine, merci infiniment de vos éclaircissements sur la naissance de Frédéric Chopin, je rectifie tout de suite, erreur d’autant plus terrible que j’ai visité la maison des Chopin dans la périphérie de Varsovie, mais il y a longtemps et avec des explications en polonais ! Bref je n’ai pas d’excuses ! mais cela me donne envie de me pencher plus sur cette « famille d’émigrés » dans un futur prochain article, merci encore de votre réactivité et de vos encouragements pour mon blog !
      Bien amicalement
      Pascale

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