« Point de fauteuil comode (chez Voltaire), … l’aisance du corps n’est pas sa volupté, aparament. » (sic)

[Cirey, 6 décembre 1738]
(anecdote marrante quand on sait qu’au XIXe siècle, un fauteuil portera le nom du philosophe)
Le lendemain de son arrivée à Cirey, Françoise de Graffigny est invitée par Voltaire à visiter la petite aile qu’il a fait construire dans le prolongement du château de sa Divine Emilie, et dans laquelle il vit.
Le grand homme, devenu immensément riche grâce à la loterie de Paris, vit dans l’opulence la plus complète. Mais malgré ce luxe affiché, digne de son poème Le Mondain, le philosophe n’a pas un seul fauteuil confortable et Françoise en fait la remarque à son ami Panpan. Et toc ! 
(je laissois le texte de la Grosse dans son jus)
« Je crois que tu sera bien aise d’avoir une idée du temple de ton Idole, puisque tu ne saurois le voir. Il a une petite entichambre grande comme la main, ensuite sa chambre, Il y a des tableaux admirable, des glaces, des encognure de laque, des porcelaine, des marabous, […] une cacette ouverte ou il y a une vesselle d’argent, dix ou douze bague de piere gravés, un autre deux de diament tres minse. De la on passe dans la petite galerie, […] deux petites statues, deux armoire, l’une des livres, l’autre les machines de phisiques, Un seul sopha, point de fauteuil comode, c’est-a-dire, ils sont bons mais ce ne sont que des fauteuils garnis. L’aisance du corps n’est pas sa volupté, aparament. ».
Le texte complet sur le blog HG
Page extraite de mon futur livre sur madame de Graffigny
© illustration Le château de Cirey. Vue depuis la cour Jaune. Reconstitution de l’état du château au XVIIIe siècle d’après une lithographie de 1894.

One Reply to “« Point de fauteuil comode (chez Voltaire), … l’aisance du corps n’est pas sa volupté, aparament. » (sic)”

  1. Si mes souvenirs sont bons, à Cirey, Voltaire préférait son lit à un fauteuil pour par exemple assister à la messe , et l’autel était construit dans l’alignement du lit , d’où peut-être cette absence

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