En 1718, un ruban fête le retour de la « Bamboche » !

Au XVIIIe siècle, les rubans sont un moyen d’expression, et il est amusant de voir comment les évènements de l’époque circulent ainsi de coiffures en boutonnières.

Approbation ou mécontentement, les rubans affichent la couleur ! Ils sont de véritables supports publicitaires et peuvent véhiculer des messages politiques, des moqueries, des chansons, des élections…

Un ruban Arlequin annonce le retour de la Bamboche (c’est à dire le retour des comédiens italiens chassés par Louis XIV en 1697), un ruban A la Coque dénonce un livre sur une fausse sainte dénommée Marie Alacoque et un autre ruban fête la (ré)élection du roi Stanislas en Pologne (qui sera un échec cuisant), le ruban de la Roulette et du Mirliton dénoncent quant à eux le danger du nouveau jeu de la roulette, Mirliton, Mirlitaine…
Echantillon de tissus et de rubans de M. le duc de Richelieu © Gallica

Ruban de la Roulette ou du Mirliton
« Le Ruban A l’Allure, a été fait par rapport à une chanson qui a courue à la fin de l’été 1732 où il était parlé du cousin et de la cousine et dont les dernières paroles étaient, Mon cousin l’Allure, voila mon cousin l’Allure… »
A la Coque
Ruban A la Coque
 » Rubans à la coque, Ce ruban a été fait par rapport à un livresque M. de Langues évêque de Soisson a fait en 1729 et qui a paru au mois de janvier 1730 de la vie de Marie Alacoque.
Le public n’a pas trouvé bon de retrouver dans une personne qui a vécue de nos jours les mêmes visions qu’on lit dans les vies de Ste Thérèse et de Ste Marie d’Agreda. Ce prélat a dédié le livre à la Reine. »
Ruban de la Régence

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