Le destin tragique de Rosalie Drouot, peintre miniaturiste nancéienne

Depuis que je me suis lancé le défi de réaliser un Dictionnaire des femmes artistes européennes (de la période du Moyen-Âge à celle du XVIIIe siècle), je découvre tous les jours de nouvelles femmes artistes.

Aujourd’hui, c’est une peintre miniaturiste lorraine dont le destin s’est arrêté tragiquement alors qu’elle n’avait que 34 ans.

Rosalie Drouot est née en 1791 à Aulnois, dans les Vosges.
Elle est la fille Nicolas Drouot, marchand roulier (transporteur de marchandises) et n’était pas vraiment destinée à devenir une artiste.
C’est après la Révolution, alors que son père s’est sérieusement enrichi en achetant des biens nationaux, et qu’il installe sa famille au 13 rue du Manège à Nancy, que la jeune fille peut accéder à des cours particuliers de peinture.
Elle s’avère très douée et il faut dire qu’à cette époque, ses professeurs, les peintres miniaturistes Nancéiens, ont une renommée internationale.
Les peintres Isabey, Collin, Soyer ont quasi tous leur atelier dans la rue des Dominicains.
Initiée à l’art de la miniature par Jean-Baptiste Augustin, elle a pour maître à Paris Frédéric Millet, et se spécialise dans l’art du portrait.
Sa carrière est malheureusement très brève, Rosalie meurt tragiquement à Paris à l’âge de 34 ans, victime de la toxicité des pigments qu’elle emploie.

Une exposition lui a été consacrée et 2015, et certaines de ses œuvres figureront, on l’espère, dans la future exposition sur la miniature, prévue cette année à l’hôtel abbatial de Lunéville.

Pour l’instant je n’ai que cette image qui illustre son talent.

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