Rosalie Fragonard

Au XVIIIe siècle, on peut mourir de langueur, c’est le cas de Rosalie Fragonard qui s’éteint un matin d’automne 1788, à l’âge de 19 ans.

Henriette Rosalie Fragonard est née le 9 septembre 1769. Jolie comme un cœur et pleine de vie, elle grandit dans la galerie du Louvre, ou plus exactement dans l’atelier de ses parents artistes.
Ces ateliers, très prisés, comprennent des pièces de vie dans lesquelles loge la famille des artistes. Ils sont réservés aux membres de l’Académie royale.

Rosalie navigue dans le « tohu-bohu » familial, jouant au milieu des toiles, des chevalets et des cartons à dessins, avec les nombreux chiens et chats recueillis par la famille “Frago”.
Elle est sans doute l’enfant la plus choyée et la plus dessinée de cette fin du XVIIIe siècle car elle sert de modèle à son père Jean Honoré, à sa mère Marie Anne, à sa tante Marguerite Gérard et à certains peintres qui logent dans la galerie.

A partir de ses 14 ans, ses proches la dessinent de plus en plus souvent, dormant, lisant, assoupie, triste, rêveuse, mélancolique…
Rosalie est malade. Elle décline. Elle n’a semble-t-il plus le goût de vivre et on assiste au fil de ses portraits à son effacement du monde.
Le 8 octobre 1788, elle s’éteint. Ses parents sont désemparés. Son père arrête de peindre. Il ne se remettra jamais de la mort de sa fille.
Son tableau intitulé Le Souvenir, probablement (pour moi) postérieur à la mort de Rosalie, est ( je trouve) le plus triste de tous les tableaux du monde.
Article © PFD 2022

Portrait de Rosalie, Jean Honoré Fragonard
Jean Honoré Fragonard
Jean Honoré Fragonard
Jean Honoré Fragonard, British museum
La mélancolie, Greuze
Jean Honoré Fragonard
Les deux sœurs, Jean Honoré Fragonard
Marie Anne Fragonard
Jean Honoré Fragonard
Jean Honoré Fragonard

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