Gustave Courbet, un homme si sensible

Jolie découverte que le musée Courbet, à Ornans, dans le Jura.
Connu pour son « réalisme », qualification imposée, dit-il, aux hommes de 1830, Gustave Courbet l’est beaucoup moins pour son éclectisme. Et pourtant !
Portraits, paysages, sculptures, tout ce qu’il réalise est du « Courbet », lui qui dit « avoir étudié en dehors de tout esprit de système et sans parti pris », juste pour exprimer sa propre singularité.
Et c’est cela qui saute au visage dans son œuvre, sa singularité, sa sensibilité, ses racines, son terroir.
Le “pays de Courbet” est d’une beauté folle. Les eaux de la Loue qui se déversent en multiples cascades, ses falaises gigantesques, ses paysages d’un charme rustique préservé.
Ca vallée de la Loue est désormais un site classé.
L’origine du monde, son tableau le plus connu aujourd’hui, remis dans le contexte de l’époque n’est ni plus ni moins qu’une commande pornographique pour l’un de ses amis (du même ordre et cadrage que les daguerréotypes pornographiques de l’époque).
Cet engouement pour ce tableau montre bien la réalité absurde du XXIe s. car finalement c’est tout l’œuvre de Courbet qui est à découvrir.

« J’ai étudié, en dehors de tout système et sans parti pris, l’art des anciens et l’art des modernes. Je n’ai pas voulu plus imiter les uns que copier les autres. J’ai voulu tout simplement puiser dans l’entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité. » G. Courbet.
Musée départemental Gustave Courbet, Ornans.

Portrait de sa sœur Juliette, G. Courbet.
Ornans, la Loue (détail), G. Courbet.
Palette de G. Courbet.
Portrait d’une jeune fille de Salins, 1847, G. Courbet.
Buste de Courbet par Jean Carriès.
Leçon de peinture, Courbet adolescent au centre, par Jean-Antoine Beau, professeur de Courbet

Paysage (détail), G. Courbet.
Paysage, G. Courbet.
Statue de Courbet

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