Emilie du Châtelet, portrait

Fille du Marquis de Breteuil, Emilie reçoit une éducation parfaite. Enfant, elle apprend à monter à cheval, pratique la danse, la musique… mais est particulièrement douée pour les mathématiques et les langues. Elle est très coquette, collectionne les toilettes, les chaussures et surtout les diamants.

Son esprit est philosophe
Mais son cœur aime les pompons
écrira Votaire

Elle a pour amant M. de Voltaire, mais il n’est pas son premier amant, mariée à dix-neuf ans à M. du Châtelet, un militaire qui ne pense qu’à la guerre, elle ne tarde pas à éprouver de l’intérêt pour M. de Guébriant, auquel succédera Richelieu. puis le savant Maupertuis, M. de St-Lambert sera le dernier.

Elle se lie avec de nombreux savants  qui se réunissent à l’époque dans un café nommé Gradot. Les cafés étant, à l’époque, interdits aux femmes, elle n’hésite pas à se déguiser en homme pour s’y introduire, sous les applaudissements de ses amis.
Emilie du Châtelet rencontre Voltaire en 1734, et sera sa maîtresse pendant 15 ans. Elle l’invite dans son château de Cirey-sur-Blaise, situé alors à la frontière de la lorraine et où Voltaire souvent en disgrâce peut se réfugier loin du courroux royal.

Elle écrit de nombreux ouvrages, les Réflexions sur le bonheur, la Dissertation sur la nature, les Institutions de physique, et sa traduction et interprétation des Principes mathématiques de Newton inspirera carrément EInstein !.

« …Et la fréquentation de Réaumur, de Moreau de Maupertuis (surnommé Archimède à Cirey), et surtout la caution de Voltaire lui confèrent sérieux et notoriété et la classent parmi les élites, ce qui ne va pas sans exciter quelques agacements, dont elle se moque éperdument, du reste.  » (Elisabeth Badinter)

Le roy Stanislas l’adore et l’invite régulièrement ainsi que Voltaire à la cour de Lunéville où sa personnalité fougueuse anime la cour, elle chante et joue divinement bien la comédie, quand elle n’est pas le nez dans ses livres… Elle décède à la cour de Lunéville en 1749, après avoir donné naissance à une toute petite fille (fille de son dernier amant, M. de St-Lambert) qui ne lui survivra pas.

Si cette mort terrible donne lieu à une histoire coquasse, que vous pouvez lire ici, cet évènement va laisser toute la cour dans un grand désarroi. Le roy Stanislas ordonne un enterrement fastueux, digne d’une princesse, dans l’Église Saint-Jacques de Lunéville où vous pouvez toujours voir la dalle de marbre noir de son tombeau.

dalle-emilie

Article © Pascale Fourtier Debert / Elisabeth Badinter
Illustration © montage de Sylvain Risling Château de Lunéville

Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, née à Paris en 1706 et morte à Lunéville en 1749

2 Replies to “Emilie du Châtelet, portrait”

  1. […] berlines, bijoux, tables de jeux, paravent garni de broderies des Indes… Il semblerait que la marquise du Châtelet ait été victime d' »ACHATS COMPULSIFS » ! (comme l’attestent les […]

  2. […] Emilie du Châtelet, star de la cour de Lunéville, adooore les robes, les pompons, les bijoux et aussi les fourrures, comme l’atteste la facture que lui adresse Prot, marchand fourreur de Paris, pour la façon : – d’une (robe à la) polonaise sur pointe de « queue de MARTRE naturelle », + une polonaise à parement d' »HERMINE » + un manchon de « LOUP » + un marchepieds en … PEAU D ‘OURS ! etc… Une polonaise est un « manteau » de robe dont le dos est composé de 3 pièces de tissus pouvant se remonter ou « bouillonner » avec un astucieux système de ruban, évitant ainsi que la robe ne traine par terre ! […]

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