Le peuple français reconnait l’existence de l’Être Suprême et de l’immortalité de l’âme

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On peut lire partiellement cette étrange et très rare inscription révolutionnaire sur le fronton de l’entrée de la cathédrale de Nancy.
Cette inscription date de 1793-1794 à un moment où les religions anciennes ont été supprimées au profit du culte de la Raison (automne 1793-printemps 1794) puis du culte de l’Être-Suprême (printemps 1794-été 1794). La révolution française instaure cet étrange culte de de l’Être suprême et cette inscription va alors s’afficher sur quelques rares façades d’église dont notre cathédrale !
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Quand l’étrange culte de l’Être suprême s’affichait sur les façades des églises

La Révolution Française instaure une drôle de révolution philosophico-religieuse  pour se défaire de l’absolutisme catholique.
En 1791, on fait jurer les prêtres de respecter la Constitution civile du clergé mais la déchristianisation ne peut s’en contenter. Prêtres réfractaires ou prêtres jureurs à la sincérité douteuse, il faut aller plus loin et la déchristianisation prend des formes multiples : fêtes antireligieuses, confiscation des biens du clergé et instauration du culte de la Raison.

Car il s’agit bien d’un culte avec ses temples et sa déesse malgré son ambition de transmettre au peuple les idées des Lumières.
En 1794, le culte de la Raison est peu à peu remplacé par l’invention de l’Être suprême et une grande fête est donnée le 8 juin 1794 (20 prairial An II). Mais en proclamant le culte de l’Être suprême et l’immortalité de l’âme, la Révolution abhorre dans le même temps l’athéisme et ne parvient pas à incarner un véritable rationalisme qui serait débarrassé de l’adoration de symboles. 

De cette époque, des souvenirs demeurent encore au XXIe siècle au fronton de quelques églises comme sur celui de la cathédrale de Nancy.
article de site © http://atheisme.org/eglises-culte-etre-supreme.html

One Reply to “Le peuple français reconnait l’existence de l’Être Suprême et de l’immortalité de l’âme”

  1. Sur la facade de tous les edifices publics autrefois affectes au culte chretien on inscrirait « Temple de la Raison. Le peuple francais reconnait l’existence de l’Etre supreme et l’immortalite de l’ame ». Dans toutes les communes, pendant un mois, chaque decadi, l’agent national representant le gouvernement devait lire le decret du 18 floreal et le discours de Robespierre qui en avait ete l’origine.

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