Férue d’étoiles

Fin XIXe siècle, une jeune nancéienne passionnée d’astronomie fait construire dans la cour de son hôtel particulier en plein cœur de Nancy (ancien hôtel des halles du XVIIIe), son observatoire astronomique privé.
Insolite autant que rare, la tour d’observation de la « férue » d’étoiles existe toujours et vient d’être rénovée par ses descendants. Il est émouvant d’imaginer la jeune femme gravissant les centaines de marche de sa tour pour veiller des nuits entières sur le ciel étoilé de Nancy !
Ses instruments, lunette, télescope sont toujours en place mais malheureusement la pollution lumineuse des villes ne permet plus l’observation de la voute étoilée !
La propriété est privée et non visitable, mais on peut apercevoir l’étrange dôme de la tour au détour d’une rue…

Regarder au dessus des toits du coté de la rue Stanislas lorsque vous êtes rue des carmes, au niveau de l’hôtel Mercure à Nancy

 

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Photos/illustration/Article PFDebert

3 Replies to “Férue d’étoiles”

  1. Sait-on qui était la jeune astronome en question ? Quel était son nom ?
    Cet observatoire a été la propriété de Mr Jean Le Duchat D’Aubigny, qui est décédé en 1992. Mais je n’ai jamais vu de photographies de cet instrument. Par contre, en tant qu’ancien nancéen, en passant rue des Carmes et étant astronome, difficile de ne pas voir la coupole.

    1. Bonjour, merci de votre commentaire, je pense que la maison appartient toujours à la même famille, une dame très gentille m’a raconté l’histoire de son aïeule astronome. Cette astronome pourrait se nommer (d’après les dates et après recherches généalogiques) :
      – Camille Béatrix LE MERCIER de MORIERE (née le 27 juillet 1880), mariée à Gédéon LE DUCHAT d’AUBIGNY (1876-1924), ou
      – Marie Antoinette Sophie Françoise LE DUCHAT d’AUBIGNY (1839-1896), la tante de Gédéon, mais rien n’est certain !
      Un texte à lire ici : http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/32571/ALS_1992_4_187.pdf?sequence=1
      fait l’éloge, d’une manière un peu moqueuse mais aussi très tendre, de Jean LE DUCHAT d’AUBIGNY, fils de Gédéon et astronome amateur lui aussi, et qui marqua apparemment son époque.
      Bien à vous
      Pascale

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