Dernier amour de Benoit Jacquot d’après les écrits de Casanova

Un assez joli film pour Jacquot qui tente d’illustrer au plus près les mœurs libertines d’une société fin XVIIIe siècle en s’inspirant des écrits du redoutable séducteur d’un siècle effectivement loin du nôtre…

5 Replies to “Dernier amour de Benoit Jacquot d’après les écrits de Casanova”

  1. Merci Pascale pour les details sur ce film que je n’ai point vu. Mon.mari l’a vu et n’a pas aimé. ….
    Par contre j’ai lu les mémoires de Casanova. Dans la collection FOLIO CLASSIQUE N¤ 1760. Préface J Michel Gardait.

    Ça s’appelle  » Histoire de ma vie  » – c’est écrit dans un français XVIIIE délicieux. Quel personnage !

  2. Bonjour,,
    Malgré une belle reconstitution je n’ai pas vraiment apprécié ce film qui tenait trop le spectateur à distance.
    Permettez-moi une digression.
    Ce Casanova vieillissant ne vaut pas l’immense « Casanova de Fellini », ni même « Le Retour de Casanova » avec Delon dans le rôle titre. Delon en Casanova vieillissant (mais qui a encore de très beaux restes -c’est tout de même Delon) digère mal -à cause des concombres (!), a mauvaise haleine, et demeure -malgré tout- plus intéressant et émouvant que le jeune premier de ce film.
    Alain Cuny, très vieux, trop poudré, très cruel (in fine) joue son dernier rôle avant sa mort. Il accourt, tel un « fan », dès qu’il apprend la présence du séducteur dans les parages. Lucchini, parfait en valet de comédie, éblouissant de bons mots, tentant d’imiter son Casanova de maître, se prend des « râteaux ».
    Une erreur de casting : Elsa, très fraîche et très, très mignonne chanteuse, manque de profondeur dans son jeu. Elle n’est pas magnétique et magnifique comme Tina Aumont dans le « Casanova de Fellini ». Le rôle d’Elsa, passionnée par les livres, les philosophes et les expérimentations scientifiques évoque celui (plus consistant) de la jeune noble « à scaphandre » du film « Ridicule ».
    Le « Retour de Casanova » est un film qui n’a pas eu bonne presse et pas de succès. Mais, sans être un chef-d’oeuvre comme « Barry Lyndon » ou le « Casanova de Fellini », il mérite d’être revu et réévalué.
    lien (sans danger) pour voir ce film :
    https://ok.ru/video/1054348741303

    1. Bonsoir, tout à fait d’accord avec votre nouvelle et très intéressante critique. C’est pour toutes les raisons que vous citez que je n’avais pas développé vraiment ma critique, tout dans ce film m’avait paru trop  » esthétisé « . L’anecdote est que j’étais plongée à l’époque de la sortie du film dans un livre intitulé « La cour et la ville sous Louis XV  » qui sont en fait les mémoires de J. Casanova. Merci pour le lien vers le « Le retour de Casanova » que je partagerai sans doute ! (même s’il n’égale pas Barry Lindon qui est un de mes films préférés)
      Bien à vous

    2. Bonsoir, je viens de regarder Le retour de Casanova, merci de l’avoir partagé, je me suis régalée, les dialogues de Lucchini sont jubilatoires et l’ensemble du film est très raccord avec le siècle qu’il décrit, ambiance générale, maquillage, décor, lumière, le scénario est très fin et très juste, bref je l’ai trouvé fabuleux et je suis surprise qu’il n’ait pas eu bonne presse, peut-être n’est-il pas sorti à la bonne époque, il serait peut-être plus apprécié aujourd’hui, qui sait !
      Je vais le partager à mon tour dans un prochain article, encore merci de vos commentaires.
      Amicalement Pascale

  3. Bonjour,
    Le lien que je vous joins indique le nombre total d’entrées payantes pour le « Retour de Casanova ». A peine plus de 356 000 entrées, ce qui est peu pour un film avec A. Delon.

    http://www.boxofficestory.com/le-retour-de-casanova-box-office-alain-delon-a91173315

    « Présenté à Cannes, le film obtient de critiques mi figue-mi raisin, mais la promo bat son plein. Un nombre d’écrans conséquent accompagne la sortie du film. Dans 39 salles sur Paris Banlieue le film obtient une moyenne assez modeste. »

     » Au final le film dépasse à peine les 100 000 spectateurs sur Paris Banlieue et les 350 000 spectateurs sur la France, un terrible coup d’arrêt pour Alain DELON. Cet échec n’aura pas de conséquences pour Fabrice LUCCHINI, mais pour DELON l’avenir semble bien incertain.  »

     » Un échec d’autant plus injuste que le film , cruel, est fort réussi et reste à redécouvrir.  »

    Dans l’attente de votre article sur ce film qui mérite d’être redécouvert.

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