La peste à Chaumont

La peste à Chaumont en 1636 fut la plus terrible.

Mais l’aventure la plus tragique fut celle du marchand Jean de la Croix.
Agé de 62 ans, ce brave homme était parti vers la Saint-Jean avec sa femme Isabeau Tabourin, et s’était rendu à Braux son pays. On leur refusa l’entrée à cause de la peste régnant à Chaumont. Les malheureux durent se « hutter » dans les bois. Isabeau mourut.
Jean échappa au fléau et apprit que pendant son absence, on l’avait mis à l’amende pour son manque à l’obligation de guet et de garde ; que ses meubles avaient été vendu.
Il parvint à prouver qu’il avait payé un remplaçant et donné en aumône 30 francs pour les « loges » (hutte). Aussi, lui fit-on remise de l’amende.

Pidoux de la Maduêre. Le vieux Chaumont en Bassigny.1933.
Source La Haute-Marne Autrement. Gilles Fourtier.

LA CANNE DE SAINT ROCH 
C’est sous ce nom qu’on désignait la baguette ou verge tenue par les « médecins de peste ». Lorsque les grandes épidémies ont ravagé l’Europe du XIVe au XVIIIe siècle, les autorités municipales ont eu recours à de courageux médecins pour examiner et soigner les malades. La baguette permettait d’écarter un vêtement, de soulever un linge, sans contact direct avec le pestiféré (au sens premier du terme).
Article rédigé par Laurent Bastard, l’illustration est issue de l’Encyclopédie Alpha.

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