Diderot et l’inoculation

En 1768, Denis Diderot est un fervent défenseur de l’inoculation de la petite vérole (variole) et il demande à M. Gatti, médecin consultant du roi, d’initier Mme Volland, la mère de son amoureuse, à cette « petite pratique de l’inoculation ».
Ce procédé, accusé par les religieux de contrecarrer la volonté de Dieu, terrorise la population française, alors pour  encourager « bonne maman » à devenir « l’apôtre de l’inoculation dans les campagnes », le philosophe précise, dans l’une de ses nombreuse lettres à Sophie, que : « soixante et un enfants inoculés sont sortis du petit hôpital de Gatti » en parfaite santé.
Cette pratique importée de l’empire Ottoman se généralise en Europe à partir de 1718 grâce à l’écrivaine Lady Mary Wortley Montagu, épouse de l’ambassadeur de Turquie, dont les enfants sont les premiers « enfants européens inoculés ».

Lady Mary Wortley Montagu

2 Replies to “Diderot et l’inoculation”

  1. Sais-tu que la Lorraine ( avant l’annexion de 1766), était largement en avance sur la France pour la pratique de la vaccination – pratiquée par exemple par le médecin Bagard – expérimentée au Pavillon de chirurgie à Nancy et probablement à l’hôpital saint Julien qui occupait l’emplacement de l’ancienne Grande poste, derrière la Place Stanislas.
    Je dis probablement car je n’ai pas trouvé de trace de vaccination dans les archives de l’hôpital lui-même.

  2. […] Denis Diderot, tout de noir vêtu, adepte de la vie culturelle parisienne, fréquentant les cafés, l’opéra, la comédie, les salons, est peut-être bien le premier bobo parisien identifié !Fils d’un bourgeois de Langres et lui-même bourgeois de Paris (c’est à dire habitant aisé de Paris) le Philosophe est donc un « bourgeois bohème ». […]

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