« Un rayon de soleil dans un pot »

Depuis plus de 600 ans, à Bar-le-Duc, une recette secrète de confiture de groseilles « épépinée à la plume d’oie » se transmet de génération en génération, et de confiturier.ère en confiturier.ère.

Cette confiture digne des Dieux, fut célébrée par Marie Stuart qui la qualifia de « rayon de soleil dans un pot », et par Hitchcock, qui, dit-on, en dégustait un pot entier à chacun de ses petits déjeuners. Le pot de verre, autrefois de cristal, ne contient que « 100g » de précieux nectar, relativise la dernière des confiturières de groseille devant nos exclamations…

Nous soupçonnons aussi Chrétienne de Danemark, duchesse de Lorraine et de Bar, d’avoir succombé à la tentation…

Cinq épépineuses de groseilles, seront embauchées par la Maison Dutriez, très bientôt, selon la tradition, lorsque la groseille est mûre à point, ni trop, ni trop point, et c’est déjà tout un art de décider du bon moment !

Une épépineuse expérimentée épépine 1kg de groseilles en 1h30, contre 5h de travail pour un épépineur non expérimenté…

Mais le secret ne réside pas seulement dans la plume d’oie… Et nous n’en saurons pas plus…

Appelée aussi « caviar de Lorraine », cette confiture de groseilles est vendue sur le site de l’entreprise « A la lorraine – Maison Dutriez« , à Bar-le-Duc, mais aussi à l’Epicerie du Goût, chez Levèbvre-Lemoine, chez la comtesse du Barry, chez Magalices, à Nancy, et en ligne pour les très gourmands qui sont très loin de la Lorraine.



À la Saint-Jean d’été les groseilles sont mûres.
Dans le jardin, vêtu de ses plus beaux habits,
Près des grands lys, on voit pendre sous les ramures,
Leurs grappes couleur d’ambre ou couleur de rubis.

On apporte les fruits à pleines panerées,
Et leur parfum discret embaume le palier ;
Les ciseaux sont à l’œuvre ; et les grappes lustrées
Tombent comme les grains défilés d’un collier.

Doigts d’enfants, séparez sans meurtrir la groseille
Les pépins de la pulpe entr’ouverte à demi !
La grave ménagère, attentive, surveille
Ce travail délicat d’abeille ou de fourmi.

Que le monde ait la fièvre et que sa turbulence
Gronde ou s’apaise au loin, la tranquille maison
Toujours à la Saint-Jean voit les plats de faïence
Se remplir de fruits mûrs et prêts pour la cuisson.

André Theuriet.

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