Serait-ce le fameux buste disparu dont parle Diderot dans sa correspondance ?
Septembre 1766.
Diderot à Marie-Anne Collot et Falconet :
” Nos deux bustes sont revenus de la manufacture, celui de Damilaville cuit à merveille ; celui de Grimm avec un coup de feu sur le front et sur le nez. Mademoiselle, j’ai le front et le nez rouges, mais cela n’empêche pas que ce ne soit très-beau, très-ressemblant, très-fin, plus que je ne le suis, et tout aussi vivant. Mon ami dit que j’ai l’air d’un homme que le génie va saisir et qui va partir de chaleur, comme il m’arrive quelquefois. Celui du prince Galitzin ressemble peut-être davantage, mais le mien est plus beau. La retraite qu’il a faite au four lui a donné un air de légèreté étonnant.”
“Tous nos portraits ont réussi, excepté le mien qui est revenu du four avec un nez rouge. Mademoiselle Collot, vous feriez croire à la postérité que j’aimais le vin.”
Photographie : French architects and sculptors of the XVIIIth century Year : 1900 (1900s) par Lady Emilia Dilke, 1840-1904
Exposition sur Marie-Anne Collot les samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026 au musée des Beaux-Arts de Nancy.
