Héroïque histoire de Louis-Robert-Hippolyte de Bréhan, comte de Plélo, mort pour Stanislas Leszczynski

Louis-Robert-Hippolyte est né à Rennes en 1699 et passe une jeunesse heureuse et dorée sur ses terres du Plélo, érigées en comté en 1681 (Saint-Bihy).
Le jeune homme très cultivé mais insouciant est rapidement accablé de dettes et accepte le poste vacant d’ambassadeur du Danemark où il mène une vie confortable entouré de sa famille. Son activité de courtier en littérature et de diplomate va être brusquement interrompue par l’affaire de Pologne.

En 1733, la France apprend la mort prématurée d’Auguste II, le roi qui a chassé Stanislas Leszczynski de son trône de Pologne en 1706.
Un plan est alors manigancé par le cardinal de Fleury et Louis XV poussant Stanislas à reconquérir son royaume.
L’accession de Stanislas au trône de Pologne, le 12 septembre 1733, grâce à une fausse élection (achetée à la noblesse polonaise) est aussitôt contestée par Auguste III soutenu par la Russie et l’Autriche qui envoie à Varsovie des dizaine de milliers de soldats.
La guerre est déclarée. En France, conscient du ridicule de la situation, on fige les opérations militaires, et la flotte ayant accompagné Stanislas reste en rade de Copenhague.
Mais soutenant Stanislas corps et âme, le jeune comte de Plélo ne lâche pas l’affaire et décide de diriger les opérations militaires, engageant ses propres deniers dans la lutte contre les armées russes et prussiennes.
A bord de l’Achille; vaisseau de soixante-cinq canons, que la France consent, au dernier moment, à lui envoyer, il débarque à Dantzig (ou le roi Stanislas s’est réfugié), avec ses 1500 hommes. Malheureusement, la bataille est de courte durée et le comte ainsi que 32 officiers et 202 soldats tombent sous les coups de baïonnettes russes.

Le corps du comte, rapatrié sur ces terres du Plélo, repose dans l’église du du Plélo. (pour ceux qui passent leurs vacances en Bretagne (Saint-Brieux))
Article ©PFDebert
Voir aussi les rubans de Stanislas (détail de sa fuite) ici :

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7 Replies to “Héroïque histoire de Louis-Robert-Hippolyte de Bréhan, comte de Plélo, mort pour Stanislas Leszczynski”

  1. Bonjour,
    La dépouille du Comte de Plelo est placée au sein de l’église de la commune de Plelo (22). Il ne reste que des vestiges du château de St Bihy.
    Une plaque en céramique avait été apposée au Palais de justice de la ville de Saint-Brieuc. Lors de l’occupation, les allemands l’avaient en partie détruite. Il n’en reste plus rien aujourd’hui.
    Il existe une rue de Plelo à Rennes et une voie à Paris (15 eme arrondissement).
    Je me félicite de votre éclairage sur ce personnage que la ville de Luneville ou celle de Nancy pourraient valoriser peut être mieux …

    Cordialement

    Lionel le gac (Vannes)

  2. bonjour pouvez vous me communiquer les références des tableaux que vous présentez du comte de Plélo?
    le portrait du bas existe en plusieurs exemplaires
    l’un dans la famille des descendants, un autre passé en vente aux USA, et on cite celui qui demeure dans la chambre de la tsarine

    Merci

    1. Bonjour, je vous remercie de votre intérêt. J’ai scanné cette image sur un de mes livres, je fais une petite recherche (j’ai beaucoup de livres…) et je vous tiens au courant.
      Bien à vous
      Pascale D.

    2. J’ai trouvé le portrait du comte en armure sur le livre « Stanislas – Un roi de Pologne en Lorraine »
      Edition Artlys, Versailles, 2004. Le directeur de cette édition est Denis Kilian.
      il est notifié :
      Début XVIIIe siècle
      Huile sur toile : 70 x 60cm
      Collection particulière.
      Un portrait en pendant de son épouse Louis Phélipaux de la Vrillère fut exécuté en même temps.

  3. Bonjour,
    Je pense que le portrait du Comte de Plelo est conservé par M. Eric de Lorgeril.
    Celui-ci doit être contactable via le lien suivant
    Résultat Web avec des liens annexes
    château La Ville Chevalier
    http://www.lavillechevalier.com
    Qui se situe à Plouagat, proche de la commune de Plelo.
    Cordialement
    Lionel le gac

    1. Merci beaucoup pour ces informations qui je pense seront utiles à madame Fabre.
      Bien à vous
      Pascale D.

  4. Le premier portrait est bien celui de M. Eric de Lorgeil; Le second existe en plusieurs exemplaires. L’un est passé en vente, l’autre appartient à un descendant de Plélo.
    Il est très difficile d’entrer en relations avec M. de Lorgeril malgré mes courriers et appels téléphoniques.
    Bien cordialement
    C. F.

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