Eurydice à Marienbad

Choc esthétique et artistique » avec « L’Année dernière à Marienbad » d’Alain Resnais. (Il était temps je vous l’accorde, il est sorti en 1961.)
La soudaine compréhension (au détour d’un labyrinthe) de ce chef-d’œuvre : Orphée cherchant désespérément à sortir sa bien-aimée Eurydice du palais de la mort… m’a donné toutes les clefs de ce film envoutant, génial et magique.
Les travellings, la voix off, la musique, le décor, le jeu, le montage, les dialogues, le rythme, les compositions, tout dans ce film est un miracle de précision, une translation, un bijoux, un arrêt dans le temps, une faille spatio temporelle !
Le temps disparait.
« Vous ne semblez guère vous souvenir de moi » « Lustres, miroirs, corridors vides à perte de vue » « Vous avez toujours les mêmes yeux absents », « Souvenez-vous, vous regardiez vers l’allée centrale »… « Vous évitiez toujours mon regard, avec application » « Mais vous demeuriez toujours à une certaine distance », « Toujours des murs, toujours des portes toujours de couloirs » « Qui êtes-vous, comment vous appelez-vous ? » « Vous êtes comme une ombre »…

Article©PFDebert

One Reply to “Eurydice à Marienbad”

  1. A.M. Ivankov-Diaz dit : Répondre

    Bonjour,

    Magnifique film introuvable sur youtube (à part quelques petits extraits).
    Heureusement ce film onirique est ici, en entier, en français (avec sous-titres en espagnol, pour un effet plus « décalé » encore)
    https://ok.ru/video/1037932759584

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